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Culture et communication : quelques précisions de Nancy Costigan

Depuis 2009, le programme d’Arts et lettres est en pleine révision au Ministère de l’éducation, des loisirs et du sport (devenu le Ministère de l’Enseignement supérieur). Pendant cette période, les enseignantes et enseignants du réseau collégial ont été informés des transformations envisagées pour leur programme. Malgré que plusieurs d’entre eux s’attristent de voir disparaître l’appellation «Arts et lettres» qu’ils affectionnaient et qui renvoyait à des savoirs essentiels à leurs yeux, ils n’ont d’autres choix que d’adopter ce nouveau programme et réfléchissent, depuis plusieurs mois déjà, aux façons de traduire le nouveau devis ministériel en cours d’arts, de littérature, de cinéma, de théâtre, de médias et de langues, afin de proposer aux futurs étudiants de «Culture et communication» un programme capable de les stimuler, de les instruire et de les mener là où ils sont capables d’aller. Maintenant qu’on a annoncé officiellement la « fin d’arts et lettres » en...

En bref, qu'est-ce que la gratuité ?

Ce texte n'a pas pour but de s'opposer à la gratuité scolaire. En théorie, il est clair qu'en matière accessibilité aux études réduire les frais à zéro est un bon point de départ. Non, ce billet se veut surtout une occasion d'explorer cette question par l'intermédiaire des modèles existants. Au-delà des énoncés de principes et des citations de Chomsky ou de Lyotard, quels sont les obstacles que nous pouvons rencontrer sur le chemin de l'accès universel ? En fait, on remarque 3 problématiques récurrentes dans les modèles de gratuité : 1) système d'aide financière plus axé sur les prêts; 2) développement d'universités privées qui préfèrent les programmes qui demandent peu d'investissement (Droit, sciences politiques, administration, etc.); 3) Instabilité du financement public. La Suède a opté pour une gratuité accouplée à un système de remboursement proportionnel au revenu (RPR).L'État offre le 2/3 de son aide financière en prêt étudiant...

En réponse à Tout le monde… sauf les étudiants de Yves Boisvert

Bonjour M. Boisvert, Votre analyse est intéressante (quoique bancale) et sur plusieurs points on serait tenté d’être d’accord avec vous (en fait uniquement sur la bêtise de ces compressions de dernière minute). Par contre avant de vouloir encore mettre le fardeau du sous-financement des universités sur les épaules des étudiants, il faudrait encore voir les raisons des déficits des universités. Il faut tout d’abord comprendre qu’il y a une différence entre les budgets de fonctionnement et les budgets d’immobilisation. Plusieurs universités ont des déficits d’espace et des enveloppes du ministère sont allouées directement à l’achat ou la réfection d’immeuble. Les déficits budgétaires des universités sont principalement issus des budgets de  fonctionnement (pour l’enseignement et la recherche). On a beaucoup parlé des dérives immobilières, mais sans jamais comprendre quelles étaient les réelles sommes en jeu. C’est donc dans le budget de fonctionnement qu’on peut trouver la caus...

Violence et Solidarité : 16 ans plus tard

Si je préfère généralement ne pas être partisan, aujourd’hui, j’ai envie de partager l’histoire d’un homme qui a sans doute une vision plus large du mouvement étudiant que la plupart d’entre-nous. Le mouvement a son côté obscur et il y a des gestes qui marquent, des gestes inacceptables... pour mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui à Rosemont et ailleurs, voici sa lettre : Quand je suis arrivé au cégep du Vieux à 16 ans, la première affaire que vous avez faite c'est me crier après. Quand j'étais dans une occupation de la Fédé des cégeps, vous vous êtes mis en gang pour que je me ferme la gueule. J'étais à la réunion du comité de mob et vous avez ri de moi en disant que j'étais collabo. La première fois que je suis rentré à l'asso du cégep de St-Laurent et que j'ai dit mon nom, mon représentant étudiant ma dit: "As-tu déjà pensé tuer ton frère?". Vous êtes venus passer des tracts dans mon cégep et m'avez dit: "Le Responsable Gén...

L'enseignement, l'enseignement, ce n’est pas une raison pour faire mal à la recherche...

  Le discours sur la recherche de la coalition large de l'ASSÉ (CLASSE) en mai dernier a de façon magistrale démontré son ignorance en la matière. Reprenant maladroitement un «argumentaire» tronqué de l'IRIS, on a du mal à comprendre pourquoi ni le Conseil national des cycles supérieurs (CNCS) ni les doctorants ou étudiants à la maîtrise membre de la CLASSE ne soient monté aux barricades pour défendre les bourses et salaires des étudiants chercheurs. Qu’est-ce que le CNCS ? Le Conseil national des cycles supérieurs de la Fédération étudiante universitaire du Québec (CNCS-FEUQ) regroupe toutes les associations composées d’étudiants des deuxième et troisième cycles universitaires (11 associations membres regroupant plus de 25 000 étudiants). Le CNCS-FEUQ traite de la recherche subventionnée, du statut des étudiants-chercheurs, de certains dossiers internes ainsi que de quelques questions à saveur sociale comme la conciliation études-famille et le celui de la santé et sé...

FEUQ et ASSÉ : Virtus in media stat

Pierre Duchesne, ministre de l' Enseignement   supérieur , a annoncé cette semaine, la tenue d’un sommet sur l’éducation supérieure en février 2013. Alors que le dossier du financement des universités n'est toujours pas réglé, on apprend que le gouvernement Marois a décidé de nier le sous-financement des universités. Un geste qui veut rappeler aux universités que le temps de l’impunité et de la mauvaise gestion est bel et bien terminé, mais qui se veut aussi une parade pour annoncer que l’État ne mettra pas un sou de plus dans nos institutions. Du côté de la FEUQ comme de l’ASSÉ, il faudra se méfier de ce discours et participer activement aux rencontres menant au sommet au risque de se voir imposer une vision ou un système où les étudiants n’auront pas un mot à dire. Sur le financement des universités Ici, avant de nier le sous-financement ou préférer le terme mal-financement, j'aimerais qu'on regarde de plus près ces dépenses moyennes de 29 242 $ par ét...

Pour l'abolition des frais de scolarité: un choix de société

Alors que  Pierre Duchesne a été nommé ministre de l' Éducation supérieure , le dossier du financement des universités n'est toujours pas réglé.   La solution réside peut-être dans un déplacement du centre de décision. C’est à dire remettre le pouvoir entre les mains des étudiants en rendant l’université moins dépendante du financement public. Pour y arriver, l’impôt postuniversitaire (IPU) semble être la meilleure solution s’il est accompagné de mesures qui assureront une meilleure gestion des universités. Plusieurs modèles ont été proposés, mais le but ultime de cette mesure est de faire disparaître les frais de scolarité, réduire l’endettement étudiant et proposer une alternative réaliste au financement des universités. Le principe d’un impôt est simple, ce n’est pas une dette et il ne peut être perçu que s’il y a un revenu (un minimum d’au moins 30 000$ a été suggéré). On parle de 1 à 5% du revenu annuel du diplômé qui serait consacré à cet impôt. Le savoir et l...