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103 Millions

Le 26 mars dernier, le gouvernement annonçait de nouvelles coupes de 103M$ dans le budget des universités. Pour plusieurs doctorants, ce montant est symbolique. M. François Blais, le ministre et non pas l’auteur de La Classe de madame Valérie , a sans doute la mémoire courte, mais nous n’oublierons jamais d’avoir été les laissés pour compte de 2005, où nous avons dû accepter d’augmenter notre plafond d’endettement, même si nous avions récupéré, justement, 103M$. Il y a à peine trois ans, ce même gouvernement parlait d’un sous-financement du réseau  (estimé à 620M$) qu’il fallait absolument combler par une importante augmentation des frais de scolarité. Depuis, les libéraux semblent avoir choisi la voie contraire : plutôt que d’augmenter le financement, ils coupent. En 2015, nous voilà maintenant à plus de 300M$ de compressions en éducation postsecondaire. Bref, tout cela montre ce que nous savions déjà, que ce gouvernement cherchait un moyen de réduire sa participation dans ...

Le «droit des homosexuels»?

Encore une fois, je suis mal à l’aise face à l’expression «droit des homosexuels» répétée ad nauseam par les médias. Tout d’abord, il y a cette idée qu’on nous accorde quelque chose, voire une faveur. NON! Si je laisse mon consentement à l’État, mon amour et mon sexe m’appartiennent. Puis, pour une raison qui m’échappe, nous avons troqué un espace de liberté dans le système hétérosexiste pour ce soi-disant «droit», et nous voilà, aujourd’hui, constamment opposés à un groupe auquel on veut désespérément ressembler. Et tout cela, pour s’embourber la plupart du temps (bravo aux états qui ne l’ont pas fait) dans une législation du «coming-out». Pourquoi célébrer un mariage quand on peut célébrer un mariage de même sexe ? Fallait-il nous recenser pour un camp de travail que l’État n’aurait pas mieux fait. Nous voici, nous sommes là, vous pouvez dormir en paix. Ce mécanisme n’est sans doute pas conscient, et n’est peut-être pas doté uniquement de mauvaises intentions (autant des gais que d...

Culture et communication : quelques précisions de Nancy Costigan

Depuis 2009, le programme d’Arts et lettres est en pleine révision au Ministère de l’éducation, des loisirs et du sport (devenu le Ministère de l’Enseignement supérieur). Pendant cette période, les enseignantes et enseignants du réseau collégial ont été informés des transformations envisagées pour leur programme. Malgré que plusieurs d’entre eux s’attristent de voir disparaître l’appellation «Arts et lettres» qu’ils affectionnaient et qui renvoyait à des savoirs essentiels à leurs yeux, ils n’ont d’autres choix que d’adopter ce nouveau programme et réfléchissent, depuis plusieurs mois déjà, aux façons de traduire le nouveau devis ministériel en cours d’arts, de littérature, de cinéma, de théâtre, de médias et de langues, afin de proposer aux futurs étudiants de «Culture et communication» un programme capable de les stimuler, de les instruire et de les mener là où ils sont capables d’aller. Maintenant qu’on a annoncé officiellement la « fin d’arts et lettres » en...

En bref, qu'est-ce que la gratuité ?

Ce texte n'a pas pour but de s'opposer à la gratuité scolaire. En théorie, il est clair qu'en matière accessibilité aux études réduire les frais à zéro est un bon point de départ. Non, ce billet se veut surtout une occasion d'explorer cette question par l'intermédiaire des modèles existants. Au-delà des énoncés de principes et des citations de Chomsky ou de Lyotard, quels sont les obstacles que nous pouvons rencontrer sur le chemin de l'accès universel ? En fait, on remarque 3 problématiques récurrentes dans les modèles de gratuité : 1) système d'aide financière plus axé sur les prêts; 2) développement d'universités privées qui préfèrent les programmes qui demandent peu d'investissement (Droit, sciences politiques, administration, etc.); 3) Instabilité du financement public. La Suède a opté pour une gratuité accouplée à un système de remboursement proportionnel au revenu (RPR).L'État offre le 2/3 de son aide financière en prêt étudiant...

En réponse à Tout le monde… sauf les étudiants de Yves Boisvert

Bonjour M. Boisvert, Votre analyse est intéressante (quoique bancale) et sur plusieurs points on serait tenté d’être d’accord avec vous (en fait uniquement sur la bêtise de ces compressions de dernière minute). Par contre avant de vouloir encore mettre le fardeau du sous-financement des universités sur les épaules des étudiants, il faudrait encore voir les raisons des déficits des universités. Il faut tout d’abord comprendre qu’il y a une différence entre les budgets de fonctionnement et les budgets d’immobilisation. Plusieurs universités ont des déficits d’espace et des enveloppes du ministère sont allouées directement à l’achat ou la réfection d’immeuble. Les déficits budgétaires des universités sont principalement issus des budgets de  fonctionnement (pour l’enseignement et la recherche). On a beaucoup parlé des dérives immobilières, mais sans jamais comprendre quelles étaient les réelles sommes en jeu. C’est donc dans le budget de fonctionnement qu’on peut trouver la caus...

Violence et Solidarité : 16 ans plus tard

Si je préfère généralement ne pas être partisan, aujourd’hui, j’ai envie de partager l’histoire d’un homme qui a sans doute une vision plus large du mouvement étudiant que la plupart d’entre-nous. Le mouvement a son côté obscur et il y a des gestes qui marquent, des gestes inacceptables... pour mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui à Rosemont et ailleurs, voici sa lettre : Quand je suis arrivé au cégep du Vieux à 16 ans, la première affaire que vous avez faite c'est me crier après. Quand j'étais dans une occupation de la Fédé des cégeps, vous vous êtes mis en gang pour que je me ferme la gueule. J'étais à la réunion du comité de mob et vous avez ri de moi en disant que j'étais collabo. La première fois que je suis rentré à l'asso du cégep de St-Laurent et que j'ai dit mon nom, mon représentant étudiant ma dit: "As-tu déjà pensé tuer ton frère?". Vous êtes venus passer des tracts dans mon cégep et m'avez dit: "Le Responsable Gén...

L'enseignement, l'enseignement, ce n’est pas une raison pour faire mal à la recherche...

  Le discours sur la recherche de la coalition large de l'ASSÉ (CLASSE) en mai dernier a de façon magistrale démontré son ignorance en la matière. Reprenant maladroitement un «argumentaire» tronqué de l'IRIS, on a du mal à comprendre pourquoi ni le Conseil national des cycles supérieurs (CNCS) ni les doctorants ou étudiants à la maîtrise membre de la CLASSE ne soient monté aux barricades pour défendre les bourses et salaires des étudiants chercheurs. Qu’est-ce que le CNCS ? Le Conseil national des cycles supérieurs de la Fédération étudiante universitaire du Québec (CNCS-FEUQ) regroupe toutes les associations composées d’étudiants des deuxième et troisième cycles universitaires (11 associations membres regroupant plus de 25 000 étudiants). Le CNCS-FEUQ traite de la recherche subventionnée, du statut des étudiants-chercheurs, de certains dossiers internes ainsi que de quelques questions à saveur sociale comme la conciliation études-famille et le celui de la santé et sé...